Bishop Bhai Tributes

Vinciane et Benoît Boen-Beyaert

Notre amitié avec l'Inde commence quand ma mère étudiait à l'université catholique de Louvain au cours des années 20. Les autorités de l'université avait lancé un appel pour accueillir des étrangers dans les familles pendant les vacances. Ma mère,Marguerite Goetghebuer, avec l'accord de ses parents, décida de prendre un jeune prêtre Indien pendant ses vacances. Ce jeune prêtre devint un jour Cardinal Valerian Gracias. Depuis cette époque le Cardinal Gracias, et beaucoup de prêtres qui étudiaient à Rome, passaient des vacances de quelques jours ou semaines à la maison familiale à Bruges. Un vrai lien d'amitié existait donc entre ma famille et le clergé Indien.

En vue du Congrès Eucharistique de 1964 à Bombay, le Cardinal Gracias avait demandé à ma soeur Annick, qui était parfaite trilingue, de venir à Bombay pour aider à l'organisation de cet événement. Lors de son séjour en Inde elle rencontra Leo comme prêtre, quelques jours avant son ordination comme évêque. celui-ci lui demanda si elle savait coudre. Quelle drôle de question pensait Annick. Elle demanda à Leo "pourquoi" et il sortit des boutons rouges de sa poche en disant "demain je vais être ordonné évêque et il faudrait encore coudre ces boutons sur ma soutane".Ainsi Leo rentra dans la famille Beyaert.

De très forts liens d'amitié s'étaient établis avec ma soeur Annick et avec toute la famille Beyaert.Ma soeur Annick fut toujours très proche de Leo et fit plusieurs séjours en Inde tant à Jabalpur qu'à Nagpur. Leo célébra son mariage en Belgique et devint plus tard le parrain d'un de ses enfants. En 1970 je fis la connaissance de mon futur mari, Benoît. Lui aussi apprécia beaucoup Leo de prime à bord. Leo passa de nombreux séjours chez Annick et aussi à la maison familiale à Bruges. Comme Annick ne savait pas conduire la voiture, moi, la plus jeune de la famille, je lui servais souvent de chauffeur. Ainsi je me souviens très bien que lorsque je le conduisais à l'Abbaye de Heeswijk en Hollande, j'avais fait un petit accident. Leo, homme pratique, retroussa ses manches et a débosselé ma carrosserie. Malheureusement cette profonde amitié avec Annick fut brutalement interrompue en 1979 à cause de son décès fulgurant à Nagpur, où elle est enterrée et où Leo a la gentillesse d'entretenir sa tombe. Ce fut une grande perte pour Leo car Annick représentait énormément pour lui et vice et versa.

Après quelques années Benoît et moi-même avons pris contact avec Leo que je croyais toujours en relation avec le mari d'Annick. Depuis lors Benoît et moi sommes restés en contact en suivant les évolutions technologiques des communications. D'abord par lettres,puis par téléfax et enfin par E-mail. Entre-temps Leo est venu passer plusieurs séjours chez nous et nous avons été 3 fois en Inde où notre base de départ était St. Charles' Seminary à Nagpur. Grâce à lui nous avons découvert l'Inde profonde. Lors de ses séjours en Belgique il a chaque fois cuisiné un plat indien les fameux "chappaties" que nous aimons beaucoup. Ce fut chaque fois tout un spectacle car comme une grand cuisinier, toute la famille était mobilisée pour aider.Que de bons moments! Un point d'orgue fut quand il a eu la gentillesse d'accepter de bien vouloir célébrer le mariage de notre fille aînée Gaëlle et son mari Pierre en 2002 pour lequel il a dû apprendre le français.Ainsi il prie actuellement tout le "Notre-Père" en français impeccable. Il a le don des langues. Quand il est venu en 2003 il a eu la gentillesse d'accepter de bénir la toute nouvelle maison de Gaëlle et Pierre, assis par terre car il n'y avait pas encore de meubles. Gräce à Leo nos trois séjours en Inde furent merveilleux et nous avons fait de nouveaux amis Indiens.

Benoît et moi pouvons dire que Leo est un invité très facile, plus qu'agréable et une personne très attachante. Que lui faut-il? Une longue sieste, son thé au citron à 4heures et une télévision pour suivre les nouvelles et les séries humoristiques. Si il y a du sport à la télévision il n'en décolle plus. Quand il est chez nous il fait bien quelques entorses à son régime avec une prédilection pour les "pâtés" et parfois un Irish Coffee (ceci pour faire plaisir à Benoît). Egalement "sacro-saint" c'est l'utilisation quotidienne de l'ordinateur, aussi indispensable que sa messe quotidienne. Benoît et moi sommes très heureux de faire partie de ses amis. C'est vraiment quelqu'un de remarquable, toujours taquin avec de grands éclats de rire. Toujours prêt à aider, quand notre deuxième fille, Marie, nous annonçait à la fin de ses études, qu'elle voulait donner un peu de son temps pour aider des moins favorisés, Leo trouva immédiatement un école à Nagpur où elle a pu se rendre pendant 3 mois.

Ainsi donc les liens de sincère amitié de 3 générations notre famille nous unissent à Leo.

Bon Anniversaire, Leo!

Vinciane et Benoît Boen-Beyaert


Our friendship with India began when my mother studied at the Catholic University of Louvain in the 1920's. The administration of the University had asked for families to receive foreign students during a vacation. My mother, Marguerite Goetghebuer, with the approval of her parents, decided to host a young Indian priest during his vacations. This young priest eventually became Cardinal Valerian Gracias. From this time on, Cardinal Gracias, and many priests who studied in Rome, spent vacations of a few days or weeks in the family home in Bruges. Thus, a real bond of friendship existed between my family and the Indian clergy.

In preparation for the 1964 Eucharistic Congress in Bombay, Cardinal Gracias asked my sister Annick, who was perfectly trilingual, to come to Bombay to help with the organization of this event. During her stay in India she met Leo when he was a priest, a few days before his ordination as a bishop. He asked her if she knew how to sew. Annick thought “what a funny question!” She asked Leo why he asked and he took red buttons out of his pocket saying “tomorrow I will be ordained a bishop and my cassock still needs these buttons sewn on.” And so Leo entered the Beyaert family.

My sister Annick was always very close to Leo and made several trips to India, to Jabalpur as well as Nagpur. Leo celebrated her marriage in Belgium and later became the godfather of one of her children. In 1970 I met my future husband, Benoit. He also liked Leo very much immediately. Leo often stayed at Annick’s and also in our family home in Bruges. Since Annick didn’t know how to drive a car, I, the youngest in the family, often served as his chauffeur. So I remember quite well that when I was driving him to the Abbey of Heeswijk in Holland, I had a small accident. Leo, practical man that he is, rolled up his sleeves and straightened out my bent car body. Unfortunately, this deep friendship with Annick was brutally cut off in 1979 due to her sudden death in Nagpur, where she is buried and where Leo is kind enough to keep up her tomb. This was a great loss for Leo because Annick meant a great deal to him and vice versa.

After a few years Benoit and I got in touch with Leo who I thought was in touch with Annick’s husband. Since then Benoit and I have remained in contact with him, following the evolution of the technology of communications. First by letter, then by fax and finally by email. In between, Leo has come to stay with us several times and we have been to India three times, and our starting-point has been St. Charles Seminary in Nagpur. Thanks to Leo, we have discovered the heart of India. During each of his stays in Belgium, he has always cooked an Indian dish, the well-known “chappaties” that we like very much. Each time it has been quite a spectacle for, as with a great cook, the entire family has been drafted to assist. What wonderful times! One highlight was in 2002 when he was kind enough to celebrate the marriage of our eldest daughter, Gaelle, and her husband, Pierre, for which occasion he had to learn French. Even now, he prays the entire Our Father in perfect French. He has a gift for languages. When he came in 2003 he was kind enough to bless Gaelle and Pierre’s brand-new house, sitting on the floor because there was no furniture yet. Thanks to Leo our three stays in India were wonderful and we made new Indian friends.

Benoit and I can vouch that Leo is a very easy house guest, most pleasant and appealing. What does he need? A long nap, his tea with lemon at 4:00 and a TV to see the news and comedy shows. If there are sports on TV, he remains glued. When he is at our house he does bend his routine a bit with a predeliction for pates and occasionally an Irish coffee to please Benoit. His daily use of the computer is as sacred and indispensible as his daily Mass. Benoit and I are very happy to be among his friends. He is really quite a remarkable person, always teasing with great bursts of laughter. When our second daughter, Marie, announced at the end of her studies that she wanted to give some time to helping the less fortunate, Leo, always ready to help, immediately found a school in Nagpur where she could help for three months.

These, then, are the three generations of links of sincere friendship uniting our family and Leo.

Happy Birthday, dear Leo!

Vinciane and Benoit Boen-Beyaert
(Translated by Christine Roussel)

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